Place au Peuple

Affichage des articles dont le libellé est Écolomie & Éconogie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Écolomie & Éconogie. Afficher tous les articles

mercredi 12 décembre 2018

Ben, merde alors !

Salut & Fraternité,

          Cet automne plusieurs publications visibles sur le web, notamment chez Citizen Post et Canal +,  sont consacrés aux bus de Stockholm "roulant grâce aux eaux usées". Trois ans plus tôt, Mr Mondialisation et Green Countries consacraient également des articles à ces bus, ne craignant pas de nommer leur carburant par son vrai nom, à savoir les excréments humains, alors que le très soft site de France Info parlait lui d'eaux usées. Ainsi, afin de ne choquer personne et de demeurer rigoureusement scientifiques, parlerons-nous de bio-méthane !

         Les pays scandinaves, leaders  européens de l'énergie verte, n'en sont plus à leur coup d'essai. Saisissant dès les années 1960 les enjeux de la dépollution ils ont développé dans les années 1990 des programmes visant à abandonner les énergies fossiles. C'est ainsi que Växjöe, commune suédoise de près de 85.000 habitants ayant sur son ban l'autrefois très pollué Lac Tummen, est devenue la ville la plus verte d'Europe. Stockholm, pour entre autres alimenter en énergie une bonne partie de son parc de bus, a également développé avec succès la transformation des eaux usées en bio-méthane et utilise pour cela une usine datant de... 1941. Avis aux crétins qui affirment doctement que la transition écologique ça coûte cher. Par ailleurs, si l'on peut produire du méthane avec une usine construite dans la première moitié du siècle dernier, la matière première dont elle a besoin est quasiment inépuisable et totalement gratuite. Je veux bien sûr parler des excréments humains et non de la connerie humaine dont la méthode de recyclage demeure à inventer.

          Contrairement aux idées reçues, gaspiller l'énergie et polluer allègrement la planète ne remonte pas aux Trente Glorieuses. Il est dans la nature de l'être humain d'opter pour la facilité lorsque les ressources abondent et ce jusqu'à rendre son environnement nauséabond. Ce qui a changé, ces dernières décennies, n'est pas tant l'accroissement de la population que la croissance exponentielle de la prédation sur les ressources de la Planète Bleue et ceci pour gaver les 1% de ses habitants au détriment des 99% restants. A Stockholm, capitale figurant parmi les leaders mondiaux de la mobilité verte, la recherche du bien être de la collectivité a prévalu sur les intérêts individuels d'une minorité. Ainsi  grâce au biocarburant des bus de Stockholm chaque année, l'équivalent CO2 de 40.000 voitures en circulation est épargné à l'atmosphère et nous ne parlons pas des polluants produits par les moteurs à énergies fossiles. Quand dans les années 1970 les scandinaves imaginaient la transition énergétique, les décideurs français concevaient les projets de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes pour le pays nantais et du Grand Contournement Ouest pour la région de Strasbourg. Deux  grands projets inutiles dont l'un est encore défendu bec et ongles par la Vinci Connection. Pour ce dernier projet climaticide, développer les transports en commun, le ferroutage et bien sûr l'usage du bio-méthane quasiment home-made, nous aurait bien évité de sombrer dans la merde où certains de nos politiques nous conduisent à grands pas.


Que celui qui a des oreilles pour entendre entende.


Jn-Mc

 Source Illustration : Green Countries

lundi 10 décembre 2018

Tiny-house for great projetc !

Salut & Fraternité,

          L'histoire a commencé avec une passion viscérale pour la lecture qui déboucha sur un projet de création de librairie d'occasion. Jean-Jacques Megel-Nuber, ce natif de Mulhouse que certains qualifient faussement d'Alsacien d'adoption, peut-être par opposition avec ceux prétendus de souche, nourrit depuis l'enfance un intérêt marqué pour la lecture, activité qui a grandement contribué à lui ouvrir l'esprit. Après l'animation d'un service éducatif dans un musée archéologique, la création d'un théâtre, la direction d'une scène conventionnée jeune public, il ressent le besoin de porter son propre projet et donc naturellement revient au livre. 

         Projetant initialement de s'installer dans le dur, l'envie d'aller au devant des gens et de découvrir leurs milieux de vie le conduit à opter pour l'itinérance façon romanichel. Plusieurs projets sont étudiés dont la tiny-house héritière en ligne indirecte des bibliobus, pour ceux qui ont eu et ont encore le bonheur de les connaître. Une tiny-house sur roulettes à la manière des mobil homes accompagnant les déplacements des forains et circassiens. Tractée par un utilitaire, cette maisonnette nommée "Au vrai chic littérère" circule en Alsace-Lorraine et Franche-Comté afin de proposer à ses visiteurs quelques 3.000 ouvrages achetés dans les "coins littéraires" des associations d'entraide du Grand-Est. Mais la vente de livres d'occasion n'est pas la seule activité de Jean-Jacques Megel-Nuber. Ses expériences antérieures dans l'animation et le théâtre l'ont conduit à donner à son projet ce que Bergson appelait un supplément d'âme. Lecture flash, lecture en temps scolaire et lecture participative constituent, comme il l'explique sur son site, autant d'activités impliquant le public dans la découverte d'oeuvres dans leur intégralité.

          La tiny-house se déplace dans un rayon de 200 km autour de Mulhouse selon un itinéraire prenant en compte la demande d'associations, de collectivités territoriales ou d'institutions. Cette bicoque construite en partie en matériaux recyclés, orientation décroissante assumée oblige, a quelque chose de magique pour qui s'y installe. "Je ne parviens pas à définir ce qui se passe dans ces 12 m². Une forme de poésie s'installe due à la chaleur du bois, à la présence d'une grande quantité de livres dans une aussi petite surface." confie le libraire itinérant à Réforme. 3.000 ouvrages en rayons, 9.000 en stock : il y a de quoi découvrir, s'émanciper et s'évader, démarches chères à Jean-Jacques Megel-Nuber car elles ont durant son enfance façonné l'être sensible et empathique qu'il est devenu. Arrivé·e  à la fin de cet article n'attentez plus pour vous y rendre d'abord virtuellement grâce aux images su site web, au blog et à la page facebook mais aussi en 3D dans le monde réel si vous le pouvez et peut-être par le biais d'une invitation lancée par une association, une collectivité territoriale ou une institution à laquelle vous aurez proposé d'accueillir cette étonnante bicoque à roulettes soutenue en partie par un financement participatif...          



Que celui qui a des oreilles pour entendre entende.


Jn-Mc

 Source Illustration : Réforme n°3779 28/11/2018



vendredi 7 décembre 2018

Le Grand Duché make our planet great again !

Salut & Fraternité,

          Loin d'être agréable à dire il faut, honnêteté intellectuelle oblige, le reconnaître car les faits sont têtus : les petits pays affreusement capitalistes jouxtant certaines de nos frontières nous montrent l'exemple ! La Confédération Helvétique nous indique, l'air de rien, le chemin de la vraie démocratie avec son Swiss (way of) Life et sa Politic Ethic. Chemin que nous ne pourrons emprunter qu'au prix d'une VIeme République au régime parlementaire à  large participation citoyenne. Un peu plus au Nord, mais toujours à nos portes le Grand Duché du Luxembourg, horrible trou noir d'évasion fiscale, s'apprête dès l'été prochain à rendre gratuits les transports en commun ! 

          Quand ici des guignols assujettis aux puissances d'argent veulent faire payer la transition écologique à une très large majorité de leurs concitoyens en imposant la double peine aux plus modestes d'entre nous, là-bas les politiques du Parti Démocratique (DP), du Parti Ouvrier Socialiste Luxembourgeois (LSAP) et des Verts (DG) se mettent d'accord pour rendre les transports en commun gratuits sur l'ensemble du territoire. Je ne suis pas sans savoir que le Grand Duché est un pays 112 fois plus petit que le notre, que nous sommes 260 fois plus nombreux que les sujets du Grand Duc Henri de Luxembourg, que la croissance du pays est 4 fois plus forte que la notre, mais tout de même ce ne sont pas des raisons suffisantes pour renoncer à suivre son exemple. L'urgence climatique n'attend pas le dernier métro pour démarrer par moult catastrophes ! Macronimus-Imperator-Rex, se croyant un peu tyrannosaurus rex, a beau jeu de prier Trump-la-Joie de make our planet great again s'il ne commence pas à balayer devant sa porte. Balayer devant sa porte signifiant en l'occurrence "voir et régler ses propres erreurs avant de pointer celles des autres" et non "embastiller tous les gueux s'opposant à une politique particulièrement inhumaine". 

          À l'horizon 2019 le Luxembourg sera le premier pays au monde à rendre les transports publics gratuits. "Great !" serait même capable de s'exclamer le climaticide cheeseburger-addict étasunien. Et ici, au pays des Gaulois Réfractaires, que fait on ? Haro sur les consommateurs d'énergies fossiles, primes bidons pour acheter de coûteuses voitures faussement prétendues propres et autres goodies même pas à la hauteur de ceux distribuées par la Caravane du Tour de France. Si la situation n'était pas si grave, j'aimerais en rire. Et pourtant, la question de la gratuité des transports en commun revient souvent sous différentes formes lors des débats pré-électoraux. Et pourtant elle est expérimenté dans plusieurs villes de France. Mais, comme le dit le proverbe corse : "Personne ne fera boire un âne qui n'a pas soif". Pourquoi l'âne de la Macronie Triomphante n'a-t-il pas soif ? Tout simplement parce qu'il se préoccupe plus des intérêts des possédants quitte à déposséder toujours plus les petits, les obscurs et les sans-grades... 

Que celui qui a des oreilles pour entendre entende.


Jn-Mc


 Source Illustration : CNews

mercredi 21 novembre 2018

Le Pèr(v)e(rs) Noël viendra-t-il avec un mois d'avance ?

Salut & Fraternité,


          Le 24 Novembre, il se pourrait que pour le Petit Président le Père Noël arrive avec un mois d'avance. En tous cas c'est ce qu'espèrent les Gilets Jaunes en montant à Paris mais, si le Golden Boy Élyséen la joue fine, et il a pour l'instant la main, il n'est pas exclu que cette journée soit un remake de l'arroseur arrosé, notamment de lacrymos mais pas que. Comment ça, mais que dis-tu là ennemi du peuple, révolutionnaire de salo(o)n, briseur de grève ? Bon ben d'abord, l'ennemi du peuple il exècre le populisme qu'il soit de droite ou de gauche. Le révolutionnaire de salon il a passé dans sa vie plus d'heures à battre le pavé dans la rue que nombre de Gilets Jaunes qui après avoir durant des années accepté sans broncher toutes les lois cassant notre modèle social se découvrent un beau matin séditieux suite à une brutale augmentation du prix du carburant. Le briseur de grève, il en a fait et en fera encore de vraies avec retenue sur salaire, et puis pour briser une grève encore faudrait-il qu'il y en ait une de déclarée...

          C'est justement ce dernier point qui, entre autres, permet au Dandy de la Finance de garder la main. On bloque tout, qu'ils disaient. Entendant ça l'old-red que je suis s'attendait à des blocages d'usines, des grèves dans les services publics et privés, et bien non : il y a trop de taxes alors on s'en prend à l'État. Mais qui c'est qu'a amené un commis aux écritures de chez Rothschild au sommet de l'État ? Ceux qu'ont voté pour lui au second tour ? Mais bien sûr, parmi les Gilets Jaunes il n'y en a absolument aucun(e) qui a voté pour lui au second tour par crainte, par dépit, par défaut, par erreur ou, oserais-je le dire, par conviction ! Et je ne parlerai pas du premier tour (de prestidigitation) et des législatives où même une chèvre estampillée EM aurait été élue ! La force obscure qui a propulsé Manu l'Embrouille au pouvoir c'est bien le prétendu adversaire d'un certain François Hollande qui une fois élu s'est empressé de lui lécher les bottes avec ANI, CICE et autres joyeusetés. Quand une boite comme Renault licencie des salariés sa cotation à la bourse s'envole mais quand son big-boss est pris la main dans le sac par les Japs pour fraude fiscale sa valeur plonge. Ca vous dit quelque chose de l'état du Monde ça, les Gilets Jaunes ? Tiens, j'vais vous filer un scoop : si tous les riches payaient leurs impôts il n'y aurait ni trou de la sécu, ni dette, ni chômage. L'État Républicain et Démocratique doit redistribuer les richesses alors que l'État Macronien Autocratique favorise les riches. Pour faire tomber le Chef de l'État il faut s'attaquer à ses meilleurs soutiens et pas s'emmerder entre voisins de palier en se mettant sur la gueule à qui mieux-mieux !  

          Par ailleurs, si vous croyez que la répression molle du week-end dernier est un signe de faiblesse c'est sans doute que vous n'avez jamais participé ou du moins observé une partie de poker. Il allait tout de même pas abattre ses cartes dès le premier jour le Manu-la-Manip ! Vous vous sentez forts, les chiffres officiels de la mobilisation donnés par l'État sont ridiculement bas, il y a eu quelques interventions des forces de l'ordre mais à minima, des blocages persistent, que vous êtes jolis, que vous me semblez beaux, sans mentir, si votre ramage se rapporte à votre plumage, vous êtes le Phénix des hôtes de ces bois, et on connaît tous la suite. Si un seul mouvement social organisé dans les règles par les syndicats avait fait autant de victimes que vos opérations coup-de-poing le pouvoir et une certaine presse auraient crié en coeur leur indignation dès la première heure. Tous les syndicats et les formations politiques impliqués auraient été discrédités à jamais, et là ça ne vous étonne pas que seulement quelques propos à la bon-papa vous condamnent mollement ? Ben non, c'est normal, vous êtes tellement forts et le pouvoir a tellement peur ! Eh, j'vais vous filer un autre tuyau, là faudra un peu lire mais ça vaut le coup : 孙子兵法. Bon, c'est traduit en plusieurs langues dont le français : L'Art de la Guerre par Sun Tzu (554-496 av JC). Je sais bien, ça date un peu mais en matière d'art dit militaire les Chinois n'ont de leçons à recevoir de personne. Le Petit Président, c'est pas la moitié d'un con et s'il est arrivé au sommet de l'État c'est bien sûr grâce au soutien des puissances d'argent mais aussi grâce à un talent certain de stratège qu'il serait imprudent de minimiser. Son potentiel de nuisance et ses capacités dictatoriales n'ont pas encore atteint leur summum. Allez donc à Paris emmerder les Parisiens, vous allez voir comment il va vous coincer dans une souricière. Si vous saccagez l'une des plus belles ville du Monde, le Monde entier sera contre vous. 

          Le dessin humoristique illustrant cet article n'a pas une seule clef d'interprétation. La théorie de la grenouille ne  s'applique qu'avec une montée progressive de la température. La montée brutale à laquelle nous assistons ces dernières semaines est parfaitement contrôlée. La preuve : les victimes s'en prennent à l'État qui aura en son temps toute légitimité pour leur casser la gueule. Par contre les commanditaires, c.a.d les financiers, les riches, les grands patrons, ils peuvent dormir tranquilles. C'est pas les ronds-points et les échangeurs d'autoroutes qu'il faut bloquer mais investir les lieux symboliques du pouvoir et surtout arrêter les chaînes de production afin d'imposer une politique de redistribution de la richesse. Mais bien sûr, je n'y comprends rien, les fautifs c'est l'État et les lois. Trop d'État et trop de lois, c'est exactement le credo des ultralibéraux qui veulent faire de chacun de nous des kleenex de l'économie de marché. Trop de social, c'est aussi un mantra des mêmes inhumains associés. Arrêtez donc de chasser le Dahu et mettez vous à suivre la trace du capital pour remonter jusqu'à lui et enfin lui  exploser sa sale face de cul !  
      

Que celui qui a des oreilles pour entendre entende.


Jn-Mc

 Source Illustration : Dessins & Blagues

mardi 20 novembre 2018

30ème jour...

Salut & Fraternité,


          Cela fait aujourd'hui trente jours que des militant-e-s se sont engagé-e-s dans une grève de la faim. Des militant-e-s qualifié-e-s et autoqualifié-e-s d'Anti-GCO alors que leur combat dépasse la question de la construction ou non d'une autoroute supplémentaire. Les enjeux portent, à mon sens, sur les choix de s'engager ou non dans une démarche de transition écologique et de faciliter ou non la genèse d'un scandale sanitaire à venir. "L'inconscient construit une autoroute, le sage plante un arbre.", disent-ils avec raison en associant les actes aux paroles et j'ai envie d'y ajouter, "Les inconscients se baffrent, le sages font la grève de la faim.". 

          De quoi les inconscients se baffrent-ils ? De malbouffe assurément, mais pas que. Ce dont les Pro-GCO et les Sans-Opinion-GCO se gavent n'est pas tant les produits alimentaires de qualité plus ou moins douteuse que d'énergie tant d'origine fossile que nucléaire avec toutes les conséquences que cela implique à court, à moyen  et à long terme. À ceci près qu'avec le nucléaire le long terme peut arriver non seulement inopinément mais en plus durer des milliers d'années. La grève de la faim des militant-e-s que je qualifierait plus de Pro-Transition-Écologique que d'Anti-GCO nous renvoie très simplement à la définition de la croissance. Si nous mettons derrière ce mot l'accumulation des biens matériels et la consommation à outrance son usage est impropre car il s'agit là de décadence et non de croissance. En faisant passer l'avoir avant l'être nous générons l'injustice sociale et organisons notre propre décadence. Autant est-il absurde de revenir au temps des diligences et de l'éclairage à la bougie, autant est-il illusoire de penser qu'on pourra continuer à surconsommer sans conséquences. La création d'une autoroute supplémentaire n'a jamais fait baisser le trafic. Au contraire, ça l'a amplifié par cet effet d'aspiration  appelé trafic induit. 

          Pour making our planet great again il faut repenser nos modes de déplacement et de consommation, pas créer des autoroutes et casser le prix des carburants, même si pour ce dernier le prix du litre relève de la pire injustice sociale. Les grévistes de la faim, méprisé-e-s avec la pire bassesse par le sommet de l'État, nous montrent avec courage la direction à prendre, mais bien sûr les intérêts des puissances d'argent et l'abrutissement des masses ayant pris de telles proportions dans notre société malade de son individualisme forcené, trop peu de nos concitoyens sont prêts à les entendre. Le GCO c'est assurément un gâchis d'argent public et une menace pour la santé publique. Logiquement tout le monde devrait se sentir concerné, notamment en Alsace et plus particulièrement dans la région de Strasbourg. Combien de gilets jaunes y avait-il ce week-end dans la ZAD de Kolbsheim et autour des grévistes de la faim ? Combien dites-vous ? Pardon, je n'ai pas clairement entendu la réponse...    


Que celui qui a des oreilles pour entendre entende.


Jn-Mc


 Source Illustration : Facebook 

mercredi 7 novembre 2018

Carg-hoax !

Salut & Fraternité,

          D'après un calcul statistique réalisé en 2009 par James Corbett, les 16 plus grands navires de l'époque utilisant du fuel lourd émettaient autant de dioxyde de souffre que l'ensemble des voitures de la planète roulant avec le meilleur carburant disponible. Info qu'aujourd'hui d'aucuns reprennent sur les réseaux sociaux en la simplifiant à l'extrême au point d'en faire un hoax. Si depuis la réglementation a évolué positivement, une projection à l'horizon 2020 des travaux de James Corbet n'est pas plus réjouissante en terme d'impact sur la santé publique : chaque année, l'usage du fuel marin provoquera 250.000 morts et 6.400.000 cas d'asthme chez l'enfant. Mais, bonne nouvelle, en tonne-km les porte-conteneurs produisent moins de CO2 que les camions c.a.d de 10,1 à 35,5 contre 91,6 ! Ça, on pouvait s'en douter car c'est de la physique élémentaire, n'est-ce pas Oncle Archi. ?

          Toujours est-il que la délocalisation de nos sites de production provoque une intense circulation des matières premières et des produits finis. Circulation mortifère tant pour l'environnement en général que pour les êtres vivants en particulier. Non seulement on met un pognon de dingue dans cette affaire là, mais ça nous coûte encore plus cher à nous et aux générations futures. L'actuel discours sur l'écologie relève bien d'une morale de classe, comme le démontre le sociologue Jean-Baptiste Comby, ainsi nous incombe t'il de nous positionner clairement. Oui, chacun doit faire sa part car il en va de notre responsabilité citoyenne. Non, aussi louables leurs efforts soient-ils ce ne sont pas ceux des colibris qui inverseront la tendance. Ce sont des décisions politiques éco-responsables fortes dont notre pauvre planète bleue a besoin. Opposer porte-conteneurs géants et voitures à moteur diesel n'est pas plus  intelligent que faire le forcing sur les voitures électriques prétendues propres mais alimentées par des centrales soit nucléaires, soit à énergies fossiles ! 

          Les gouvernements ultra-libéraux n'ont absolument aucun intérêt à ce que la planification écologique devienne une priorité pour les citoyen-ne-s. Il est infiniment plus rentable de les renvoyer sans cesse à leur propre responsabilité pour les enfermer dans une culpabilité névrotique. Servir la soupe aux Puissances d'Argent par nature insatiables ne permet pas en même temps d'assurer le renouvellement et la protection des ressources naturelles pour, entre autre, garantir la subsistance des plus modestes. Le ballet des porte-conteneurs sur les océans n'est pas le problème mais un symptôme du problème. La délocalisation des sites de production appauvrit les territoires abandonnés et leur concentration sur d'autres endroits de la planète n'enrichit pas leurs peuples car en même temps qu'ils gagnent quelques roupies leur l'environnement se dégrade et leurs ressources naturelles s'épuisent. Les ultra-libéraux passés maîtres dans la science de l'hypocrisie politique tentent inlassablement de réaliser des OPA sur l'écologie. Les écolos purs et durs passés maîtres dans l'art de donner des leçons s'imaginent posséder le monopole de l'écologie. Mais la vérité est ailleurs et qui vraiment s'en soucie aujourd'hui ?

Que celui qui a des oreilles pour entendre entende.


Jn-Mc

 Source Illustration : 76actu

mardi 30 octobre 2018

Chassez le naturel et...

Salut & Fraternité,

          Depuis l'ouverture c.a.d le 23/08/2018 pour les départements les plus précoces, les "accidents" de chasse se multiplient. Parmi d'autres, un compte Facebook des plus instructifs est destiné à les recenser. Nous pouvons y voir que depuis la saison 2007/2008, le nombre de 100 victimes annuelles dont au moins 10 tué-e-s est allègrement dépassé. Mais c'est un sport et une passion, ma p'tite dame, que voulez-vous ? Soit, au nombre des activités de loisir dangereuses il y a aussi la course automobile - pratiqué en circuit s'entend - mais on ne déplore pas chaque année autant de victimes dans le pays. Si c'était effectivement le cas le gouvernement, quel qu'il soit, s'empresserait de sévir et de faire légiférer. Mais là, le lobby des chasseurs ayant open-bar à l'Élysée, non seulement rien ne bouge, mais en plus ces autoproclamés amoureux et défenseurs de la nature ont obtenu des avantages allant de la réduction de moitié du coût du permis de chasse (08/2018) au statut d'auxiliaire des forces de l'ordre (01/2018). 

          Le Golden Boy Élyséen ne souhaite pas seulement le retour des chasses présidentielles, mais compte visiblement s'attirer les bonnes grâces d'un électorat représentant 5 millions de détenteurs de permis de tuer dont 1,2 million d'actif, sans compter leurs proches et amis. Cet électorat substantiel n'étant, contrairement aux idées reçues, pas majoritairement d'extrême-droite. Exit le CPNT et ses candidat aux présidentielles de 2002 et 2007, il est grand temps de faire une OPA se recommandant comme très amicale sur cet électorat tellement esseulé et si mal compris par ses contemporains ! Si ce n'étaient pas de vies et de surcroît humaines dont il s'agit, il serait plaisant d'en rire à (rouge-)gorge déployée. Surfeurs pris pour des faisans, VTTiste abattu par un jeune chasseur, balle perdue traversant une maison pour terminer sa course dans le chambranle de la porte d'une chambre d'enfants, j'en passe et des meilleures, notamment quand des idiots surarmés se déciment entre eux voire même se mettent se mettent une balle dans le pied !   

          Dans un pays comme le notre ou doivent coexister zones urbaines, zones d'agriculture et d'élevage ainsi que zones naturelles, la gestion de la faune sauvage apparaît comme une évidente nécessité. Cependant la question n'est pas tant "Chasse ou pas chasse ?" mais "Qui chasse, pourquoi, pour qui et comment ?". Or, aujourd'hui la chasse tout comme de la gestion des forêts obéit aux seuls critères de rentabilité. Rentabilité en termes de tonnages de bois à vendre pour la forêt, rentabilité en termes d'électorat à acheter pour la chasse. La guerre est déclarée mais comme le dit Le Chat de Philippe Geluck : "La différence entre la chasse et la guerre, c'est qu'à la chasse on ne fait pas de prisonniers."...    

Que celui qui a des oreilles pour entendre entende.


Jn-Mc


 Source Illustration : Le Télégramme 

mardi 23 octobre 2018

GCO : 10 militant-e-s sur la grève

Salut & Fraternité,

          Hier, dix militant-e-s du collectif GCO NON MERCI ont commencé une grève de la faim pour obtenir un moratoire et l'arrêt des travaux relatifs à cette gigantesque escroquerie que constitue ce projet aussi désuet et absurde que celui de l'Aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Étape ultime des nombreuses manifestations pacifiques durement réprimées par les forces de l'ordre exécutant les consignes d'un préfet au patronyme très mal assorti à ses méthodes de travail. Pour celles et ceux qui n'auraient pas ouïe dire et/ou n'entraveraient que pouic à cet absurde projet défendu bec et ongles par les puissances d'argent et leurs laquais dont l'actuel maire de Strasbourg qui a, sans sourciller, brillamment retourné sa veste il y a cinq ans rendez-vous ici.

          Ces dix militant-e-s déterminé-e-s recourent à un moyen plusieurs fois employé dans l'Histoire pour faire valoir sans violence de légitimes revendications. Si Bobby Sands (1954-1981) y a malheureusement perdu la vie à l'issue de 65 jours, d'autres s'en sont sortis en obtenant gain de cause. J'en veux pour exemples l'anarchiste Louis Lecoin (1888-1971) qui en 1962, soutenu par Le Canard Enchaîné, gagna après 15 jours de grève de la faim la libération de 28 objecteurs de conscience et à l'issue du 22ème jour la promesse de l'examen du statut d'objecteur de conscience par le conseil des ministres. Cela lui valu tout de même une vingtaine de jours d'hospitalisation à Bichat et il fallu qu'il menace de recommencer en 1963 pour que gouvernement tienne ses promesses et que tous les objecteurs de conscience soient libérés. En 2006 l'inénarrable Jean Lassalle a lutté avec succès contre la fermeture d'une usine en faisant cinq semaines de grève de la faim. Les soignants de l'Hôpital du Rouvray mobilisés en juin 2018 ont obtenu gain de cause à l'issue de 18 jours de grève de la faim.  

          On pourrait multiplier les exemples, sans omettre ceux qui se sont terminés tragiquement, mais là n'est pas la question. Ce qui importe maintenant, c'est de diffuser à grande échelle et de soutenir individuellement l'engagement de Christine Ludes (52 ans), Pierre Rosenzweig (69 ans), Rachel Kuhn (42 ans), Jean-Jacques Pion (79 ans), Élisabeth Dupeux (66 ans), Maurice Wintz (59 ans), Guillaume Bourlier (42 ans), Aurélie Kuhn (35 ans), Michel Dupont (68 ans) et Marc Hoffsess (57 ans).


Que celui qui a des oreilles pour entendre entende.


Jn-Mc

 Source Illustration : Facebook

mardi 11 juillet 2017

Stop Pub, whal else ?

Salut & Fraternité,

         J'sais pas pour vous mais pour moi, cette campagne Stop Pub, reprise de gouvernement en gouverne-ment ça ressemble osons le mot, une fois de plus à l'arbre qui cache la forêt. L'enjeu environnemental  et le refus du consumérisme mis en avant ne m'enlèveront pas de l'esprit les visages et les témoignages des nombreux précaires trouvant dans ce job mal payé une planche de salut leur permettant de garder la tête hors de l'eau tant financièrement que socialement. J'en connais quelque uns et par respect pour eux il m'est carrément impossible de me la jouer écolo-bobo en collant un "Stop Pub" sur ma boite à lettres.

          Ce qui ne revient pas pour autant à cautionner le système en validant de facto un statut quo, loin s'en faut ! La question soulevée est globale et je refuse de tranquilliser ma conscience verte en participant à une fausse solution mettant en péril le quotidien des gagne-petits que mes convictions rouges imposent de défendre. D'autant plus que l'argument écologique de cette campagne très tendance reste très discutable. Le papier se recycle et on ne peut pas en dire autant des moyens nécessaires à la publicité en ligne. Combien coûte en énergie, très souvent fossiles, le refroidissement des data centers ? Combien coûtent en minerais rare extrait au prix de l'esclavage les composants électroniques de nos smartphones, tablettes et ordinateurs ? Quel est le prix et l'impact sur l'environnement du difficile recyclage de tous ces appareils conçus pour obéir à la loi de l'obsolescence programmée ? Et ce ne sont là que des questions basiques n'abordant pas un seul instant la globalité du consumérisme forcené auquel veut nous contraindre le capitalisme.

         Je réclame, en lieu et place des slogans imbéciles et des autocollants bien-pensants, un plan global pour les victimes collatérales de la société de consommation dont le quinquennat macronique ne nous sortira pas. Tous ces gens aspirent à autre chose qu'à déposer des prospectus dans des boites à lettres et le mauvais accueil qu'ils reçoivent ici ou là est particulièrement révoltant. La manoeuvre des possédants ne date pas d'hier : "Faisons en sorte que les petits se déchirent entre eux, cela leur enlèvera de l'esprit l'idée de s'en prendre à nous.". Ils ont procédé de la même manière bien avant la Révolution et continueront encore longtemps après si nous acceptons de nous laisser berner...

Que celui qui a des oreilles pour entendre entende.


Jn-Mc


 Source Illustration : Nawak

mardi 30 mai 2017

C'est qui le patron ?

Salut & Fraternité,

         Tout a commencé par un mouvement citoyen décidé à assurer aux producteurs de lait une rémunération juste en contrepartie d'un produit de qualité. Au début, même si tout le monde approuvait la démarche,  très peu voulaient croire à la faisabilité de la chose et pourtant, même avec un cahier des charges exigeant impactant de fait le prix de la brique de lait d'une augmentation de 0,3€ ça a marché. Ca a tellement bien marché que la gamme de produits labellisés "C'est qui le patron" s'étend à de nouveaux produits et pas seulement lactés. 

          Alors, on pourra s'insurger et, drapé dans une dignité d'emprunt, clamer avec des accents populistes :  "Non mais ça pas la tête ? La brique de lait à 0,99€ c'est bon pour les BoBos, pas pour le bas peuple et la piétaille !". Oh que si, c'est aussi bon pour les gens modestes car l'être humain, même s'il se comporte parfois comme tel, n'est pas un veau et donc n'a pas besoin de consommer des quantités phénoménales de lait de vache. "Les produits laitiers sont nos amis pour la vie." c'est un slogan publicitaire des années 1980 remis au goût du jours dans les années 2010 à des fins toujours et exclusivement productivistes. D'un point de vue étique et diététique, la consommation raisonnée d'un aliment de qualité est toujours préférable à la consommation déraisonnable du même aliment altéré par des modes de production indignes. 

         Par ailleurs, pour les inconditionnels des produits laitiers, les dérivés du lait tels que yaourts, flans, crèmes desserts peuvent se fabriquer facilement à domicile avec quelques ingrédients supplémentaires. D'où réduction des circuits d'approvisionnement, limitation des durées et des coûts de stockage, quasi absence d'additifs chimiques. Donc l'un dans l'autre, en partant d'une brique de lait à 0,99€ et en faisant un peu fonctionner sa matière grise, il est parfaitement possible d'être gagnant sur plusieurs plans. Nous ne sommes condamnés à manger de la merde que si nous nous laissons faire par ceux qui nous la vendent. Alors avant de beugler comme des veaux et au lieu de se poser en éternelles victimes, allez donc en cliquant ici jeter un oeil du côté de ceux qui ont décidé de faire avancer le schmilblick !

Que celui qui a des oreilles pour entendre entende.

Jn-Mc

 Source Illustration : Carrefour






vendredi 26 mai 2017

Produire autrement hic et nunc !


Salut & Fraternité,


          Le chapitre 6 de "La France en commun" s'intitule : Produire autrement pour l'humain et la planète. Ce programme porté par le PCF et le FdG vise à impulser un nouveau mode de production et de consommation en stoppant les délocalisations, développant un plan d'urgence pour le climat et la qualité de l'air, organisant une transition énergétique garantissant le droit à l'énergie et à l'eau potable, préservant les ressources naturelles et réorientant l'agriculture vers des modèles éco-compatibles. Tout cela est bel et bon, mais la révolution commençant par soi-même n'est-il pas nécessaire que chaque citoyen(ne) se sentant concerné par le sujet fasse sa part du colibri ?

         Ah mais nous on peut pas, on n'est pas des paysans, on n'a pas des hectares à cultiver et de toutes façons on n'a pas le temps, entends-je déjà de ci de là. Faux ! Nous avons tous été, il est vrai dans des temps très reculés, des chasseurs-cueilleurs puis nous sommes devenus des cultivateurs et des pasteurs. C'est après que tout est parti en sucette, quand nous nous sommes éloignés de ces saines et essentielles occupations ancestrales pour nous imaginer maîtres du monde. Sauf que de monde il n'y en a qu'un et d'aspirants maîtres il y en a trop, d'où la naissance de la concurrence, vous savez cette putain de maladie que certains ont dans le sang...


         Il est tout à fait possible de cultiver une petite parcelle de terre et d'en obtenir des récoltes conséquentes. Tout est question de respect des équilibres naturels et de soins réguliers apportés tant à la terre qu'aux plantations qu'elle nourrit. Produire autrement pour l'humain et la planète c'est d'abord développer les potentielles productions à bilan carbone moindre.  

         Dans les mini-surfaces présentées ici l'essentiel des plants vient d'un ESAT sis à une dizaine de kilomètres, l'eau d'arrosage provient de la collecte des eaux de pluie et de l'eau de rinçage des légumes, la terre est enrichie par l'apport de cendres de bois et d'un compost home-made à base de tonte de gazon naturel et de déchets alimentaires. Point d'intrants excepté l'antique bouillie bordelaise destinée au traitement des pieds de tomates. Ce qui pourrait, pour les puristes, être remplacé par du purin d'orties.


         Alors juste pour démonstration que petite surface ne rime pas avec monoculture nous avons à cette heure : fraises (3 variétés), tomates (9 variétés), piment noir, betteraves (2 variétés), bettes à cardes (2 variétés), céleri (2 variétés), salades (4 variétés), haricots mange-tout à rames, radis de 18 jours, patates douces (2 variétés), courgettes jaunes, estragon, oseille rouge, sarriette, thym, basilic (3 variétés), mélisse, persil, coriandre. Il va sans dire que cela n'est qu'un inventaire à un moment précis car le but du jeu est, en travaillant sur les plans horizontaux et verticaux, de réorganiser les cultures tout au long de la période de production. Quid alors de l'épuisement de la terre ? C'est un non-problème car la rotation des cultures associée a l'apport régulier d'un compost particulièrement riche rend, pourrait-on dire, la balance commerciale largement excédentaire. 


Que celui qui a des oreilles pour entendre entende.


Jn-Mc

 Source Illustrations : Collection Personnelle

lundi 8 février 2016

La meilleure façon de marcher...

Salut & Fraternité,

        Quand Gilbert Bécaud chantait "Les marchés de Provence" en 1957 le premier supermarché ouvrait ses portes à Paris et nous étions à déjà un siècle des prémices de la grande distribution en France. Aujourd'hui, s'il est difficile de squeezer totalement les réseaux des super, hyper et mégamarchés, les marchés sans préfixes restent accessibles à qui veut bien s'en donner la peine car il n'est quasiment pas, au beau pays de France, un jour sans marché ! Des sites spécialisés les répertorient et pour les hyper-connectés, où qu'ils soient, il leur suffit de demander à OK Google !

         Partant de là, entre navigation satellitaire pour accéder au réel et courses dans le virtuel avec passage obligé au drive, le choix n'est cornélien que pour les corniauds. Le marché est un lieu de socialisation et quand il se tient en ville c'est souvent pour beaucoup une oasis d'humanité dans un désert de solitude. Alors bien sûr, tout ce qui se vend sur les marchés n'est pas que bio, ne procède pas exclusivement des circuits courts, mais par contre s'engager dans cette démarche peut être le début d'une réorientation progressive des priorités en matière de consommation.

          Parce que tout ce qu'on achète au marché, importé ou non, il nous incombe de le porter, le marché enrichit celui qui s'y dépense alors que l'hypermarché appauvrit celui qui y dépense. Contrairement à tout ce qui porte un code-barre et dissimule une puce RFID, la plupart des produits disponibles sur les marchés et chez les producteurs induisent de facto un lien d'humanité entre acheteur et vendeur. Or les relations humaines basées plus sur l'échange interpersonnel que sur la concurrence, c'est ce que n'aiment pas les gangsters en col blanc de l'internationale de la finance. Pour ces salopards, maîtriser le chaîne entre producteurs et consommateurs est un moyen sûr de s'en mettre plein les poches à moindres frais et en véritables chiens enragés, ils se fichent autant des premiers que des seconds. 

         Ainsi, se rendre en toutes saisons une fois par semaine dans un vrai marché, est une façon intelligente de voter avec ses pieds. Ni abstention, ni exil, mais action et enracinement. En somme tout le contraire du projet que les marchés financiers forment pour une humanité qui, si elle veut survivre, se doit d'être sans pitié envers eux !


Que celui qui a des oreilles pour entendre entende.

Jn-Mc


Source Illustration : Mr Mondialisation